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ETI : il est temps de renforcer vos synergies internationales !

internationalLes PME ainsi que les ETI constituent une part importante de l’économie européenne et représentent plus de 85 % de l’ensemble des créations d’emplois en Europe. Malgré cela, les sociétés familiales et ETI doivent avoir de plus grandes ambitions internationales.

En effet, avec des tailles souvent critiques et de nombreux projets sur leurs marchés domestiques, les entreprises Européennes rencontrent des difficultés à appréhender les marchés internationaux et leurs spécificités. La vision internationale se fait davantage de manière opportuniste et manque malheureusement de structuration avec des synergies sur le long terme et une véritable mixité culturelle au sein des équipes.

Le programme COSME proposé par l’Union Européenne pour la compétitivité des entreprises et des PME est une véritable opportunité en la matière. Il vise notamment à :Lire la suite


Réseaux sociaux et recrutement : le grand ball-trap !

Tornade humaineTous les métiers connaissent une profonde transformation sous l’influence de la révolution digitale et de l’usage des réseaux sociaux. Il est évident que le recrutement est directement concerné par cette révolution. Les entreprises recrutent directement à partir des réseaux sociaux avec plus ou moins de bonheur. Les cabinets ont intégré dans leurs outils depuis déjà longtemps les réseaux sociaux qui facilitent l’identification des candidats et permettent de compléter rapidement le travail classique des chasseurs.

Ces outils ont un réel apport et ont transformé nos process en déplaçant les enjeux du recrutement. D’une certaine façon, ils ont aidé à améliorer la qualité des approches des cabinets en les challengeant et en les obligeant à mieux valoriser leur métier. En effet, le travail de sélection et d’évaluation des cabinets est devenu de plus en plus exigeant, les identifications se veulent de plus en plus exhaustives et l’aide à la décision des candidats et des clients est devenue cruciale.

Toutefois, plusieurs écueils sont certainement à éviter pour ne pas rester dans l’illusion d’un résultat rapide, sinon immédiat. Après quelques années d’observation de l’utilisation des réseaux sociaux directement en entreprise, nous constatons des résultats contrastés et mitigés.

En fait nous observons une double illusion.

Le premier niveau du rêve est la confusion de l’intégralité d’un process de recrutement avec sa toute première étape, c’est à dire détecter le candidat qui correspondrait au profil recherché. L’utilisateur du réseau social visionne ainsi sur son écran le CIO international dans l’automotive basé aux Etats-Unis, le Directeur Général dans l’informatique financière spécialiste des produits dérivés, le Directeur financier spécialiste de l’agroalimentaire, le Data scientist expert de l’assurance et son réflexe tout naturel est de se dire Euréka j’ai cliqué, Euréka j’ai trouvé ! Nous sommes dans ce cas dans la parfaite illusion et la puissance du réseau amplifiée par le marketing des candidats font oublier les règles de bases du recrutement.

A ce niveau de sélection, tout le travail reste évidemment à faire et il est d’autant plus important que le volume des données à traiter correspondant aux critères de recherche est très conséquent et global. C’est ainsi que beaucoup de cellules de recrutement internes sont actuellement sous la pression des opérationnels qui ne comprennent pas les délais de traitement des candidatures alors qu’à partir de leur Smartphone ils visualisent instantanément le candidat idéal sur leur réseau social préféré. Ce paradoxe est frappant et génère des coûts cachés importants pour l’entreprise et beaucoup de frustrations pour les collaborateurs internes comme pour les candidats approchés qui ne comprennent pas plus l’extension des délais des recherches à l’époque du digital !

Le second niveau d’illusion réside dans l’oubli de la sélection ou la réalisation d’une sélection superficielle. L’immédiateté de l’information et l’importance du nombre de candidats potentiels offrent un résultat approximatif et purement mécanique. Les critères retenus ne sont pas plus objectifs que ceux d’un recruteur. Bien au contraire, ils résultent du tri d’informations souvent « enjolivées » par les candidats qui ont eux mêmes réalisé leurs inscriptions. Nous avons d’ailleurs constaté ces dernières années une recrudescence des titres de dirigeants dans les mêmes sociétés. Ce résultat immédiat et superficiel oblige à un travail supplémentaire de vérification de l’information dont il serait intéressant d’évaluer le coût.

Enfin, toute organisation a des moyens limités et le résultat de ces requêtes rapides ne permettra in fine que de rencontrer quelques personnes parmi les candidats retenus. Dès lors comment s’assurer que l’entreprise aura vraiment pu rencontrer les meilleurs candidats et ceux qui correspondent réellement à ses valeurs à ses ambitions ?

Nous observons chez ARROWMAN que cette grande illusion rejoint celle qui nie le travail de recherche et l’intérêt d’un intermédiaire, expert des métiers, engagé à mener une recherche de la détection des talents à la bonne conclusion de la mission en respectant de façon équilibrée les intérêts des clients comme ceux des candidats. Les réseaux sociaux ne sont pas critiquables en soi, car ils sont un bon outil, mais ils ne sont qu’un outil qui permet d’augmenter l’impact des approches. Leur usage approximatif allié à l’illusion d’une économie ne fait que dévaloriser les ressources internes et les candidats eux-mêmes. Le Big Data trouvera peut être ses limites dans le recrutement et les ressources humaines qui continueront à favoriser les rencontres, les échanges, la qualité de l’évaluation, la réalité du travail bien fait, le respect et la confiance dans les sociétés les plus performantes en tous cas.

Jean-Pierre Scandella, Gérant d’ARROWMAN Executive Search


Quand la géopolitique influence le recrutement !

broken puzzle with the national flag of iran on a gray background

Évènement historique au plan géopolitique, la fin des sanctions imposées à Téhéran laisse entrevoir une reprise rapide des activités commerciales.

En effet, la perspective d’une levée prochaine de l’embargo iranien conduit de nombreuses entreprises à envisager, voire à préparer activement, leur retour ou leur implantation dans ce pays déserté ces dernières années mais dans lequel les opportunités de business sont nombreuses. Et, fait marquant de cette fin d’année 2015, les acteurs du recrutement sont également sollicités et mobilisés afin d’accompagner le développement de leurs clients dans cette région.

En effet, en marge du Forum de Davos, la déclaration d’Antoine Frérot, PDG de Véolia, n’est pas passé inaperçue : «  Il y a des choses intéressantes à faire en Iran ». Bien que sur un plan strictement juridique plusieurs obstacles subsistent encore, beaucoup de chefs d’entreprise anticipent cette décision imminente.

Mais comment s’implanter, construire des infrastructures, créer un réseau de partenaires et développer des clients dans un pays isolé depuis une douzaine d’années ? Et surtout, comment rechercher, identifier et évaluer des collaborateurs dans un pays dont la culture et les codes sociaux sont si différents des nôtres ?

ARROWMAN Key Insight

Alexis BRODSKY vous recommande d’être attentif aux points suivants :

Les recherches de collaborateurs destinés à développer et gérer une activité en Iran sont complexes car les cadres et cadres dirigeants occidentaux qui connaissent ce pays sont rares, et plus encore les candidats à l’expatriation.

Dans ce contexte, privilégier les profils biculturels (franco-iranien, anglo-iranien, américano-iranien,…) est un facteur clé de succès :

♦ d’une part de nombreux expatriés iraniens (souvent formés en Europe ou aux USA) souhaitent aujourd’hui (re)venir s’installer en Iran ;

♦ d’autre part, forts de leur maîtrise du farsi, des us et coutumes commerciaux locaux et parfois même des circuits de décision, leur valeur ajoutée est significative, notamment lorsqu’il s’agit d’assurer l’interface avec la maison mère occidentale.

Cela fait souvent la différence, quitte à renoncer au moment du choix du candidat à des compétences techniques ou sectorielles qui pourront être comblées par la suite.

Alexis BRODSKY, Directeur Associé chez ARROWMAN Executive Search, Expert Industrie et en charge de l’International.