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Benoit Andrade

Benoit Andrade

Détails de l'auteur

Nom : Benoit Andrade

Date d'enregistrement : 04/06/2014

Derniers articles

  1. L’IoT connecte le monde ! — 3 Oct. 2018
  2. Innovation et développement produits — 27 Mar. 2018
  3. L’IOT : une dynamique exaltante en quête de maturité. — 24 Nov. 2016

Articles de cet auteur

L’IoT connecte le monde !

Entretien avec Benoît Andrade, Directeur-Associé du Cabinet Arrowman Executive Search

Propos recueillis par Olivier Durand

smart industry

Les objets connectés se déploient dans tous les secteurs.  Ils concernent aussi bien le monde de l’industrie que les biens destinés aux particuliers. Les chiffres en témoignent, selon le Cabinet Gartner, il y avait 20 milliards d’objets connectés dans le monde en 2017, il y en aurait 75 milliards d’ici 2025. Mais commençons par le début qu’est-ce que l’Internet des Objets au juste?

« Il s’agit de l’univers des objets physiques connectés entre eux et qui apportent de l’intelligence. Ils ont la capacité de prendre des initiatives en toute autonomie sans intervention humaine. Ils communiquent les uns avec les autres et facilitent l’aide à la décision en remontant des informations en live».

Où trouve-t-on de l’Internet des Objets ?

« Partout où il y a des applications possibles. En domotique, l’IoT recouvre tous les appareils électroménagers communicants, les compteurs intelligents, les détecteurs de présence ou de fumée et les capteurs. Par exemple, un détecteur connecté a les moyens d’informer un centre de supervision que sa batterie est sur le point de s’épuiser. Envoyer des messages, alerter, relève du monde de l’IoT. Ce système qui rend les produits configurables, paramétrables, les place, de fait, au cœur d’une solution avec de la supervision, de la maintenance, des possibilités d’amélioration, nous entrons dans la notion de service et cela crée de la valeur économique.

Dans le monde de l’industrie, les équipementiers aéronautiques conçoivent et construisent des moteurs d’avions civils bardés de capteurs, qui en temps réel et en continu, pendant toute la durée des vols, transmettent des informations à la fois aux services techniques des compagnies mais aussi aux constructeurs. Parce que des algorithmes ont défini au préalable les paramètres de fonctionnement normalisés pour chaque phase du vol, une information relayée qui sortirait du cadre prédéfini, pourrait signifier la présence d’une défaillance potentielle qui générerait une action de maintenance préventive, une intervention judicieuse et non systématique ».

Tous les secteurs de l’économie sont-ils concernés par l’IoT ?

« A ce jour, je dirai que c’est plutôt l’industrie qui en tire profit, notamment grâce à « l’usine 4.0 ». C’est un écosystème qui fait intervenir du hardware, du software, des télécommunications et des bases de données. Les systèmes de production entièrement automatisés et connectés communiquent les uns avec les autres. C’est cette communication qui constitue le cœur de l’usine 4.0. Toute la chaîne de production fonctionne sans intervention humaine, depuis l’introduction de la matière première jusqu’à l’emballage et le stockage du produit ».

A quels enjeux humains sont confrontées les entreprises qui se lancent dans l’IoT ?

« En matière d’IoT, parce que les projets sont complexes, ils impliquent l’ensemble des métiers de l’entreprise, la production, la maintenance, la logistique, le commercial…, bref, tout le monde doit parler avec tout le monde. Ce sont des projets structurants qui imposent une collaboration ouverte, le partage et la diffusion de l’information. Ils remettent ainsi en cause l’organisation originelle de l’entreprise obligée d’évoluer vers une structure transversale moins hiérarchique ».

Selon International Data Corporation, le volume des données générées par l’IoT double tous les deux ans et dépassera les 40.000 milliards de giga-octets d’ici à 2020 dans le monde. Des milliards d’informations recueillies et stockées mais pour quel usage ?

« Le Big Data, bouscule le fonctionnement des entreprises et leur pratique du business par la quantité énorme des données générées, leur rapidité de renouvellement dans un univers de plus en plus connecté et par la multiplicité des formats gérés: numérique, texte, son et image. L’enjeu qui est double, réside dans la qualité du stockage des données et de leur sécurisation ainsi que dans l’étude et l’analyse que l’on peut en faire pour en tirer des enseignements, et du coup, prendre des décisions pertinentes.

Usage interne du Big Data

Il met en lumière les performances de chacun et la consolidation des informations permet de définir plus finement les éventuelles faiblesses des chaînes de production.

Usage externe du Big Data

Il permet d’anticiper les attentes des clients ou aider à fixer le prix juste d’un nouveau produit. Mais, je tiens à souligner que le Big Data crée peu voire pas d’intelligence en soi, il ne produit que des informations brutes.  C’est à l’entreprise qui en dispose de savoir structurer les informations par rapport à ses réflexions et… à condition de disposer des compétences humaines pour le faire ».

Du coup, sur quels métiers spécifiques s’appuyer pour développer des projets en IoT et retirer de la valeur des données récoltées ?

« Pour tirer de la valeur de ses données collectées, l’entreprise doit recruter trois types de profils, le Directeur de Projet, le Data Scientist et le Data Manager.

Le Directeur de Projet, pilote celui-ci dans son intégralité, et possède obligatoirement une vision globale. Charismatique il a l’aptitude de faire en sorte que tout le monde travaille dans la même direction, ses compétences qui relèvent autant des « télécoms » que de la data, le mettent en position d’être le garant du respect des objectifs.

Le Data Scientist utilise la puissance de calcul de données et modélise des algorithmes pour répondre à un besoin concret.  C’est un métier complexe qui nécessite un solide bagage scientifique, la maîtrise des méthodes d’analyses de données et de l’informatique. Il doit aussi bien cerner les métiers de son entreprise pour proposer des solutions efficaces. D’ailleurs dans ce métier la tendance actuelle est de se spécialiser par secteur d’activité. C’est un métier particulièrement recherché, et la pénurie de compétence en ce domaine est un frein au développement des projets.

Quant au data manager, il veille à s’assurer de l’opérationnalité et de la disponibilité des données mais pas uniquement. Son rôle consiste également à structurer et analyser les données  pour qu’elles apportent des informations plus fines et qu’elles facilitent la  prise de décision.  Le data manager doit ainsi dialoguer avec l’ensemble des services de l’entreprise ».

Une dernière question, le Big Data impacte-t-il votre métier de chasseur de tête ?

« Le Big Data répond déjà à une partie du besoin en matière de recrutement car il fiabilise et réduit la durée du sourcing (identification des profils). Mais le rôle de la machine s’arrête là pour le moment en tous les cas. Le temps gagné à chercher les candidats, permet au consultant de se concentrer sur l’essentiel, à savoir la rencontre et les entretiens. Car la machine ne pose pas encore les questions ! Comprendre les besoins de nos clients, saisir la personnalité des candidats, l’ordinateur ne sait pas le faire. L’enjeu du recruteur que je suis est d’arriver à déterminer comment se comportera le candidat une fois en poste. L’usage du « serious game » pourra être, à mon sens, une réponse à cette question, en mettant le candidat en situation au travers d’un cas pratique pour déterminer son profil et son adéquation au poste pour lequel il postule ».


Innovation et développement produits

ARROWMAN Executive Search est le partenaire de longue date des entrepreneurs et dirigeants des ETI et sociétés patrimoniales. Nos consultants spécialisés et expérimentés répondent à des problématiques aussi spécifiques que pointues : structuration de comités de direction, succession, transformation digitale, IPO, organisation industrielle …

Je vous propose de découvrir ci-dessous un aperçu de la valeur ajoutée d’ARROWMAN Executive Search sur des sujets d’innovation et de développement produits.

Secteur d’activité :

Equipements électriques – Solutions digitales de gestion et de distribution d’énergie.

Typologie d’entreprise :

ETI européenne indépendante leader sur son marché.

Problématique stratégique :

L’entreprise développe une nouvelle offre digitale et IOT en créant une division spécialisée et transversale. 

Réponse Arrowman Executive Search :

Benoît Andrade  accompagne la Direction du Pôle Service dans le recrutement d’un Delivery Manager assurant le pilotage de projet dans une logique de co-construction entre les acteurs internes de l’entreprise (métiers, direction technique) et les partenaires externes (éditeurs de logiciels, intégrateurs).


L’IOT : une dynamique exaltante en quête de maturité.

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Territoire exceptionnel d’innovation et d’inventivité, les objets connectés sont partout, dans les parkings, dans les usines, à nos poignets… mais ils peinent encore à convaincre dans un marché qui rencontre, malgré ses perspectives et son attractivité, un réel problème de maturité.

L’IOT, marché de l’intelligence par excellence, est en pleine interrogation. Après une phase de croissance spectaculaire, il semblerait qu’il soit important de prendre le temps de faire un premier bilan et de constater que les objets connectés rencontrent, chez le grand public, un problème d’usage dans la longévité et pour les entreprises, quelques barrières, notamment chez les acteurs publics.

 

Une intelligence toute puissante mais mal utilisée

Ce constat, sans ternir la puissance de cette 4e révolution industrielle, que rien ne saura de toute façon arrêter, est justement l’opportunité pour les entreprises et plus particulièrement les industriels, d’affiner leur stratégie et de définir, en temps réel, les véritables enjeux auxquels ils ont à faire face aujourd’hui.

Même au niveau grand public, l’enseignement finalement, reste que l’objet connecté trouve son véritable génie dans sa version démultipliée. Prenons l’exemple des stations météos domestiques. C’est en cumulant toutes les données enregistrées sur un territoire de fait élargi, que l’on peut récupérer la substantifique moelle de l’IOT : la donnée. Des données par milliers qui font du capteur le neurone du XXIe siècle. Les industries 4.0 l’ont d’ailleurs bien compris, en s’équipant à outrance pour acquérir une plus grande intelligence.

Oui, mais voilà… Récupérer, récolter, accumuler, ne signifie pas comprendre, analyser et donc bénéficier. Pour ce faire, l’implantation de plateformes reste nécessaire, mais les enjeux sont si grands, notamment en terme de sécurité, qu’il est évidemment prioritaire de s’interroger au préalable sur la caractérisation d’un réel business model.

Recherche pertinence du business model

Les grands acteurs de l’électronique et du digital ont mis en place ces plateformes sans pour autant répondre à tous les besoins, tant l’écosystème est complexe et le retour sur investissement encore peu avéré.

C’est donc à ce défi que l’IOT se confronte aujourd’hui. Et comme se poser les bonnes questions c’est déjà trouver les solutions, cela ouvre de belles opportunités en terme de métiers. Les recrutements vont concerner des profils et des compétences complémentaires (et donc variées), pour faire face aux exigences de cette numérisation à grande échelle.

Participer à la numérisation d’une entreprise existante ou intégrer une start-up… sont quelques unes des perspectives qui s’offrent déjà à tous ceux (chef de projets, data analyst, responsable de la cyber sécurité, architecte, chef de produit, business developer…) qui feront partie de cette chaîne de digitalisation puissante, en pleine quête de maturité.

 

ARROMAN Key Insight.

En rentrant dans sa phase de structuration et de rationalisation, le marché de l’IOT ne devient pas moins attractif au contraire.

  • Les candidats peuvent toujours y laisser s’exprimer leur attrait pour l’innovation.
  • Ils peuvent aussi y trouver une opportunité de participer à une véritable révolution en terme de culture d’entreprise.
  • Ils pourront y éprouver le phénomène de co-construction, c’est à dire, une nouvelle façon de travailler, beaucoup plus collaborative et ouverte, dans un modèle horizontalité.

 

Benoît Andrade observe que chez les employeurs le besoin de compétences pointues sera fort, sans toutefois faire oublier l’exigence pour tous de trouver des candidats ayant une réelle culture des technologies, certes, mais aussi une vraie sensibilité aux besoins et aux usages. L’ère du geek hors-sol est donc bel et bien dépassée.


Foisonnement de l’IOT, entre effet de mode et véritable révolution industrielle

Intelligente Produktion in der digitalen Fabrik 4.0

Bien que les objets connectés ne cessent de faire parler d’eux sur bien des sujets et que la plupart des grands Groupes investissent fortement dans ce domaine, la révolution au niveau du grand public n’est pas encore au rendez-vous.

En attendant les perspectives annoncées, l’IOT marque cependant de très belles progressions sur les sujets industriels. 

En effet, à l’aube d’une quatrième révolution industrielle, les chaines de production se transforment et voient apparaitre de nouveaux applicatifs facilitant considérablement les process de production.

Mais quels sont véritablement ces applications et leurs impacts métiers ?

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La Sécurité : un enjeu stratégique pour l’IOT

Safety concept: Closed Padlock on digital background

Bien que les objets connectés ne soient pas encore soumis à des réglementations spécifiques concernant la sécurité et la gestion des données personnelles, ils induisent des préoccupations grandissantes.

En témoigne les propos tenus par Stéphane Grégoire, Chef du Service des Affaires Économiques à la CNIL, lors de la matinée MEDEF « les matinales du numérique – objets connectés » du 12 avril 2016, faisant état d’une augmentation de 36% du nombre de saisies de la CNIL concernant la protection des données personnelles et des libertés individuelles durant l’année 2015.

 

Il est en effet bon de rappeler que la CNIL est attentive aux aspects suivants :Lire la suite


Cocktail autour de l’Internet of Things

ARROWMAN Executive Search a ce soir le grand plaisir de réunir en toute convivialité des acteurs de l’IOT.

Au cœur de l’expertise du cabinet, les « Technologies et l’IOT » représentent l’un des enjeux majeurs de l’Industrie. Virage à la fois technologique et stratégique, les secteurs et industries sont bouleversés par la création de ce nouvel écosystème. Les entreprises voient leurs modèles économiques se transformer d’année en année et doivent dès à présent prendre des positions pour ne pas se faire dépasser.

Benoit AndradeJean-Pierre Scandella & Vincent Monnet sont heureux d’échanger et de partager leurs visions autour d’un verre ainsi que d’évoquer les besoins des dirigeants en matière de compétences et d’expertise !

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L'Internet des objets, pierre angulaire de l'industrie et du digital

Expert du recrutement sur le secteur Telecom

L’Internet des objets suscite une abondante littérature, en particulier pour en montrer les opportunités. Selon une étude Vanson Bourne, 82% des PME américaines estiment que l’Internet des objets crée des nouvelles opportunités de business.

De fait, l’Internet des objets est déjà une réalité technologique et business : fin 2013, l’IDATE estimait qu’en 2012 il existait déjà 15 milliards « d’objets » connectés dans le monde, toutes catégories confondues. Ce chiffre pourrait atteindre 80 milliards en 2020.

 

 

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10 marques qui se sont lancées dans l'aventure des objets connectés

objects connectés

Le marché français des objets connectés pèsera 500 millions d’euros en 2016, selon Xerfi, contre 150 millions d’euros seulement en 2013.

Déjà, de grandes marques françaises se lancent sur le créneau et perçoivent le potentiel de l’Internet des objets, pour renforcer leur relation client, en tant que source précieuse de données et pour se réinventer et faire preuve d’innovation.

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Intervention de Benoit Andrade au CIGREF

Réseau de grandes entreprisesBenoit Andrade est intervenu au CIGREF le 7 novembre afin de partager sa vision sur le thème « les nouveaux rôles de la fonction SI et l’impact de la culture digitale ».

Dans le groupe de travail piloté par Christophe Leray, DOSI du PMU et regroupant les responsables informatiques de certaines entreprises du CAC40, les échanges ont porté sur les adaptations nécessaires de la fonction SI dans un contexte de changement global.